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Marie Haps : l'examen

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Marie Haps : l'examen

Postby emmanuel » Tue Jun 15, 2010 9:33 pm

Bonsoir à tous,

J'écris ce post avant d'avoir eu le résultat pour justement ne pas être influencé par ce dernier.
L'exam de l'ILMH fut surprenant à plusieurs égards.
D'abord nous n'étions que 9 dont 7 français 1, 1 allemand 1 et une russe A. Nous avons tous fait connaissance au cours de la journée et cela fut très sympathique.
Ceci dit, il y avait tout d'abord un entretien de quelques minutes dans les langues choisies et on peut se demander pourquoi il était découplé de l'exercice de restitution tant il était court. Les formes furent pour moi très variés. En allemand, on m'a demandé où j'avais appris l'allemand et pourquoi je voulais devenir interprète....j'avais préparé mon vocabulaire et je ne vois pas vraiment ce qu'ils ont pu savoir....en anglais à l'inverse, le jury plutôt désagréable (et non pas simplement exigeant) posait des questions d'actualité d'une précision un peu outrancière, dans la mesure où ils ne posaient pas de question ultérieure si on ne savait pas....mais se contentait aussi de la réponse donnée (même la plus vague) dès lors qu'on annonait trois mots....bizarre.
Enfin, je n'ai pas pu être testé en russe (je l'avais pourtant demandé) bien que selon la directrice on pourrait envisager de l'ajouter le cas échéant.
Concernant les restitutions, la prise de notes était autorisés et le discours de 5 ou 6 minutes. Cela consitue presque une prépration pour le test interinstitutionnel! Le discours de T. Blair en anglais était plutôt structuré et le débit bien que rapide était ponctué de pauses. Le jury ne pose aucune question et autant que ma mémoire visuelle me l'indique encore, prend quelques notes. Le jury allemand m'a soumis un texte un peu lyrique, avec un sujet (les fêtes de fin d'année en Europe) et de nombreuses déviations sémantiques, de nombreux niveaux de languages (sociologique, enfantin, lyrique, anecdotique).
ENfin, la surprise de l'après-midi (la convocation ne le mentionnait pas) nous avons eu une traduction à vue collective enregistrée en cabine avec quelques rebondissements d'ordre technique.
Perso, j'étais plus que fatigué et surpris (j'en ai fait peu à la maison tout simplement parce je ne pensais pas devoir le faire aux exams, bref).
La Directrice est très franche et dynamique mais je n'ai toujours pas vraiment digéré son explication sur les différences entre le Master in house pour ceux qui ont déjà trois ans d'IMLH et notre "formation post-universitaire". J'ai le sentiment que les étudiants de la seconde formation payante passent le plus clair de leur temps avec ceux du Master2 qui paient peu....
Quand à l'émulation entre étudiants de différentes langues, avec 7 français A.....?
Je trouve cela dommage et j'aimerai me tromper (d'autres opinions?) car Bruxelles est une ville géniale pour étudier et y vivre agréablement (contrairement à Paris and co) mais je n'ai pas eu le sentiment que j'allais sortir de cette école pleinement préparé pour être un débutant que les agences et insitutions s'arracheraient....
Ceci dit, si l'on considère que c'est le travail personnel qui est le premier facteur de réussite (ou d'echec) alors ILMH n'a rien à envier aux autres écoles....à quand ce fameux classement pour qu'on y voie plus clair?!
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby Aymeric » Tue Jun 15, 2010 9:38 pm

Merci beaucoup de partager ton expérience, qui est la première en plus pour Marie Haps. J'espère que l'annonce des résultats à l'ISIT et Marie Haps t'aidera à y voir plus clair quant à ta décision finale...
PS: Je déplace le sujet.
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby Vincent » Fri Jun 18, 2010 1:14 pm

Bonjour,

Ayant, moi aussi, passé les épreuves d'admission à l'Institut Libre Marie Haps en même temps qu'Emmanuel, je voudrais réagir à son message qu'il a posté ci-dessus.

Tout d'abord, nous n'étions pas 9 candidats mais seulement 8 (5 Français avec l'anglais et l'allemand, 1 Française avec l'anglais et l'espagnol, 1 Allemand avec l'anglais et le français et une Russe avec l'anglais et le français). En effet, dans la liste de diffusion de la convocation que nous avons reçue par e-mail le 27 mai, 2 des adresses e-mails appartiennent à un seul et même candidat, à savoir Rainer, l'Allemand. Mais, cela n'est bien sûr qu'un détail sans importance.
En revanche, ce qu'il aurait été / serait intéressant de savoir, c'est sur quels critères s'est appuyée la Direction de cet Institut pour nous retenir après étude du dossier de candidature que nous leur avons fait parvenir avant le 15 mai et combien de dossiers ont été examinés.

Concernant les épreuves d'admission à proprement parler, je les ai trouvées très complètes et, sauf erreur de ma part, c'est la seule école d'interprètes que je connaisse qui fait passer aux candidats autant d'épreuves orales. Aussi, je suis convaincu que l'ensemble de ces épreuves permet au corps enseignant de se faire une idée très précise du potentiel de chacun des candidats qui y sont soumis.

De mon côté, je crois savoir pour quelle raison les entretiens en langues étrangères ont eu lieu (en début d'après-midi) seulement après les consécutives (que nous avons faites le matin). En effet, le jury, ayant pris le temps de délibérer à huis clos après nos consécutives, connaissait déjà bien, avant les entretiens de l'après-midi, notre aptitude à comprendre passivement nos langues étrangères et a souhaité avant tout vérifier lors des entretiens la richesse de notre bagage linguistique et à confirmer ou infirmer leur jugement émis le matin à notre égard.

Pour ce qui est de la consécutive, ce qui m'a le plus gêné, c'est le fait de devoir prendre des notes (je ne m'y étais pas préparé, sachant qu'il était facultatif de prendre ou non des notes. Cela dit, aussi bien le jury que j'ai eu en anglais qu'en allemand m'a vivement conseillé d'en prendre et j'ai bien fait de suivre leur conseil vu la durée des discours (environ 5 minutes!).

Par ailleurs, ce que j'ai un peu regretté, c'est le fait que le jury ne nous fasse aucun commentaire (positif ou négatif) à la suite de nos différentes prestations, ni ne nous pose éventuellement quelques questions après chacune des consécutives servant à vérfier si nous avions parfaitement compris le message véhiculé dans les discours.

Enfin, au sujet de la traduction à vue enregistrée en cabine, les 2 convocations, que nous avons reçues par e-mail et en mains propres, mentionnaient clairement cet exercice.

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Re: Marie Haps : l'examen

Postby guillaumimoso » Sat Jun 19, 2010 7:13 pm

Vincent et Emmanuel,

Je me permets de vous répondre, parce que je viens de terminer la formation post-universitaire de l'ILMH.
Tout d'abord, je vois que les tests d'entrée ont changé. Dans mon cas, j'avais postulé à la fois pour le Master 1, où j'avais un thème et une version pour chacune de mes langues de travail (donc quatre épreuves au total), et pour la FPU, où j'ai simplement dû faire deux traductions à vue vers le français (alors que j'avais bien précisé que je souhaitais avoir un anglais B).

Concernant l'émulation entre étudiants de différentes langues, si vous n'avez pas le turc, l'allemand ou le russe dans vos combinaisons, vous ne serez effectivement entourés que de francophones. Je dois dire que ça m'a pas un peu fait défaut et c'est peut-être pour ça que j'ai échoué à la simultanée vers l'anglais, que je vais repasser en septembre. Oui, oui, vous avez bien lu. En Belgique, tous les diplômes doivent offrir une deuxième, voire une troisième session (en janvier de l'année suivante) pour les étudiants qui ont échoué à certaines épreuves. Je trouve ça personnellement très intéressant, car, de ce que je sais des autres écoles, vous entrez avec une combinaison, et soit vous réussissez tout, soit vous devez refaire l'année. Je crois que l'approche des écoles belges est plus réaliste, étant donné que même avec le diplôme en poche, on ne cesse de progresser. Donc si on échoue à 9/20, le potentiel est là, il suffit juste de gommer certains défauts. De plus, je ne sais pas si c'est une question de tempérament ou si d'autres pensent comme moi, mais tant qu'on ne passe pas devant le jury (avec le stress pour compagnon), on ne sait pas à quoi s'attendre. Il est donc naturel d'avoir une deuxième chance. Cela dit, si on se plante une deuxième fois, et pour des erreurs qui sont jugées graves, il est sage de ne pas insister (il y a échouer et échouer, un 3 et un 9 ne veulent pas dire la même chose).
"
Au niveau de l'ambiance, l'école est agréable. Les Belges sont assez accueillants (je suis Français) et il n'y a pas de compétition outrancière ou de "premiers de la classe", style classes préparatoires...

Je crois que le principal avantage de Bruxelles, outre la relative modicité des loyers, c'est la possibilité de faire beaucoup de stages. De nombreuses institutions sont dans cette ville et je dois dire que j'ai fait pas mal de cabine à l'extérieur. J'ai contacté un prof de l'ISTI qui se trouve être un permanent à l'OTAN et maintenant, les étudiants de l'ILMH peuvent aller faire de la cabine muette autant qu'ils le souhaitent, et pas seulement en EN/FR (DE, SP, IT, parfois RU et TK). J'ai dû aller 5 fois à l'OTAN et j'aurais pu y aller encore plus.
Pour l'UE, nous avons eu une journée complète de stage, mais ça, les autres écoles le proposent aussi. Je suis aussi allé à l'ONU de Genève, mais il n'y a pas d'accord formel entre l'école et l'ONU.

Que dire d'autre ? Les professeurs sont en majorité des interprètes en exercice (certains y ont touché un peu, mais ont préféré enseigner assez tôt dans leurs carrières), avec, pour l'anglais/espagnol, une proportion relativement égale d'AIIC et de non-AIIC. Je crois que ce critère est important. En effet, je ne milite pas pour le marché gris, ou le marché libre comme il a été rebaptisé, mais je crois qu'il est important d'avoir les deux sons de cloche pour se faire son opinion. Aux dires de certains de mes profs (même les AIIC), le marché libre occupe maintenant près de 80 % du marché bruxellois... L'AIIC est une référence dans le milieu et ça aide beaucoup d'en faire partie, mais d'autres interprètes qui n'en sont pas membres sont aussi très compétents et n'acceptent pas non plus n'importe quelles conditions de travail, des rémunérations inférieures, etc. Comme sur tout marché, c'est la loi de l'offre et de la demande qui régule tout. Une fois que l'on a intégré les règles de l'AIIC, je ne pense pas qu'il y ait de problème particulier. Certaines personnes vont essayer de faire pression pour faire baisser les rémunérations, vous faire travailler plus que de raison, vous faire voyager comme du bétail, etc. Dans ce cas, c'est non, point barre. AIIC ou pas AIIC. De jeunes diplômés seront tentés d'accepter une journée à 300 ou 400 euros (quand on sort des études, ça peut paraître beaucoup d'argent), mais il ne faut pas oublier toutes les charges, les impôts, les cotisations diverses et variées, etc. À ce titre, le cours de déontologie que j'ai suivi cette année a été très instructif. En clair, un interprète du marché privé se retrouve grosso modo avec 30 % de ce qu'il facture au client. Si on se base sur une année à 30.000 euros (donc 50 journées à 600 euros), vous voyez qu'il ne reste pas grand-chose. C'est d'ailleurs pour ça que beaucoup d'interprètes ne travaillent qu'avec l'UE, puisque là, on doit payer 3 % d'impôts. Mais tout dépend des combinaisons que l'on a évidemment.
À l'heure actuelle, français A sans allemand, c'est pas la peine. À moins d'avoir une langue des futurs pays, comme le croate ou le macédonien, mais là, bon courage. L'interprétation avec des langues aussi "banales" que l'anglais et l'espagnol, c'est déjà corsé, donc j'imagine à peine ce que ça doit être avec des langues aussi rares où la documentation, les ouvrages de référence ou la terminologie sont fatalement plus difficiles à trouver. Sans parler du fait que si on se met au macédonien en espérant devenir interprète et qu'on n'obtient pas le diplôme, on en fait quoi du macédonien ? Bref, je m'égare.

En tout cas, n'hésitez pas si vous avez des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre !
Guillaume
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby Aymeric » Sat Jun 19, 2010 9:41 pm

Merci beaucoup Guillaume pour cette contribution. J'avais en effet entendu la même chose du marché privé bruxellois, qui ressemble assez au londonien.
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby pola » Mon Jun 21, 2010 3:19 pm

Vos commentaires sur le marché du travail de l'interprétation sont très intéressants, c'est la meilleure façon je pense et c'est par là qu'il faut commencer pour savoir vraiment si l'on aura du travail ou pas, c'est peut être pas la peine de se fatiguer...
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby Aymeric » Mon Jun 21, 2010 4:45 pm

Il n'y a quand même pas que le marché privé bruxellois...
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby guillaumimoso » Mon Jun 21, 2010 11:08 pm

C'est vrai, il n'y a pas que le marché privé bruxellois, même s'il est très actif.
À ce titre, j'ai assisté à une réunion organisée par un interprète permanent de l'OTAN sur les débuts dans la profession. De ce qu'il nous disait, les gros marchés sont, évidemment, Bruxelles, Paris et Genève, avec également des possibilités intéressantes à Rome (FAO), en Allemagne (le plus rémunérateur apparemment) et l'Espagne (ce qui m'a étonné). Il est Anglais, mais il nous a clairement dit qu'il n'y avait quasiment plus rien pour les interprètes dans son pays...
Pour Bruxelles, je crois qu'il y a deux marchés distincts : celui des institutions européennes ou autres organisations internationales (OTAN, douanes, etc.), qui offre des conditions avantageuses, et le marché libre/privé, qui, s'il permet de ne pas “s'ennuyer" dans des thèmes qui changent rarement, exige de se mettre à son compte. Et se mettre à son compte en Belgique, avec tous les impôts et toutes les charges que cela implique, ce n'est pas du tout intéressant, à moins de se satisfaire du salaire d'une caissière de grande surface après avoir fait des études aussi difficiles que les nôtres (j'exagère à peine, et je tiens à préciser que je n'ai rien contre les caissières ;-) ).
Encore une fois, il faut trouver le juste équilibre entre les langues qui nous plaisent (gage de la réussite des études), celles qui sont en demande (gage de la réussite financière) et le marché sur lequel on veut s'implanter (gage de l'épanouissement personnel). Je me suis torturé l'esprit à maintes reprises avec toutes ces questions et je ne suis toujours pas sûr d'être arrivé à une conclusion satisfaisante...
Bonne chance à tous en cas !
Guillaume
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby emmanuel » Tue Jun 22, 2010 9:10 am

Salut Guillaume (et les autres chers participants),

Merci pour ces informations de première main et ô combien intéressantes! Pour les caissières, je crois que la lecture de ce blog http://caissierenofutur.over-blog.com/ mettrait fin à toute polémtique éventuelle :-)
Sinon, j'ai une question; peux-tu détailler ce que l'orateur de l'otan disait sur la marché en Allemagne; dans quelle ville? Pour quel marché? francfort, munich, berlin, hambourg, cologne? privé, public, associatif, international.
Les Allemands sont très motivés à faire déménager l'otan à Bonn, mais pour l'instant ce projet est plutôt mal parti.
Je vis à Berlin et j'ai contacté quelques interprètes: il me disent tous que le marché berlinois est assez morose, quelques contrats avec le gouvernement (effectivement bien rémunéré) et l'industrie des salons (automobiles, aéronautiques) et les arts surtout le cinéma. MAis comme souvent à Berlin, il faut se dire qu'on est heureux de vivre dans la capitale la moins chère d'Europe offrant une qualité de vie à nulle autre pareil....
J'entends aussi que l'Office européen des brevets est très intéressant mais il faut 10 ans d'expérience (donc pas vraiment un plan à court terme pour nous jeunes diplômés ou futurs peut-être diplômés).
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby guillaumimoso » Thu Jun 24, 2010 11:52 pm

Salut Emmanuel,

Vu que je n'ai pas l'allemand dans ma combinaison, j'avoue que j'ai écouté d'une oreille distraite... Mais si je me souviens bien, il disait qu'il y avait un marché FR/EN à Berlin (si, si) et qu'il était bien payé. Il n'est pas vraiment rentré dans les détails par contre.

Quelle est ta combinaison linguistique ? On m'avait déjà dit qu'un allemand C suffirait à avoir du travail en Allemagne, mais d'autres disent qu'il s'agit principalement d'un marché bilingue, donc A/B, comme la plupart des marchés privés, du reste.

À bientôt !
Guillaume
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby emmanuel » Tue Jun 29, 2010 10:20 am

Je viens d'appeler 3 interprètes en activité à Berlin qui me disent que:
- l'allemand C peut suffir, car de toute manière ce sont les allemands A qui font le retour en français ???
- il existe un marché bi-actif anglais-français à Berlin
- on ne voyage pas bcp dans toute l'Allemagne car les coûts de transports étant élevés, les agences tentent (et réussissent semble-t-il) de trouver des interprètes sur place
- il faut un a deux ans pour s'établir sur le marché privé
- le marché "public" existe à Berlin mais ne nourrit pas son homme (expression françaisé dénuée de sexisme:-))
- consécutive et simultanée offrent du travail en quantité envrion équivalente....

bon c'est pas grand-chose mais c'est toujours ça.
Ma combinaison sera probablement A français C:anglais, allemand, croate....je pensais que mon croate et mon anglais pourraient rapidement devenir B mais pour l'allemand franchement le chemin vers le B est très long...

Et toi Guillaume, trouves-tu du travail sur Bruxelles pour l'été? Ou bien dois-tu attendre d'avoir ton diplôme en poche?
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby guillaumimoso » Thu Jul 01, 2010 4:47 pm

Salut Emmanuel,

Avec ta combinaison, oublie le(s) B et tente directement les concours de l'UE (après ta formation, bien sûr). En plus, avoir un B est déjà délicat, alors deux... Je ne connais pas ta situation personnelle, mais vouloir un ABBC, ça fait beaucoup.
Au Parlement et à la Commission, pour la cabine FR, la priorité c'est l'allemand, suivi de près par les langues des pays candidats, donc le croate en fait partie. Je serais toi, je travaillerais exclusivement vers le FR, et, à mon humble avis, il vaut mieux que tu fasses ton diplôme dans un pays francophone (avec ACCC, c'est sur la qualité de ton A qu'on va te juger, toutes choses étant égales par ailleurs).
Maintenant, si tu ne vises pas les institutions européennes, ce qui serait dommage avec ta combinaison, avoir un B a du sens. Mais comme me l'a répété une de mes profs tout au long de l'année, qui trop embrasse, mal étreint (comment ça se dit en croate, tiens ?) ;-)
Quant à moi, je ne compte pas rester en Belgique, donc je fais un peu de bénévolat, histoire d'entretenir les acquis et après ça, direction l'Asie !
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby Cadichon » Wed Jan 12, 2011 3:47 pm

Bonjour,

Je réfléchis à une reprise d'études pour devenir interprète et j'aimerais avoir des avis sur la formation à l'Institut Marie Haps, tant en formation post-universitaire qu'en master. Je m'adresse donc à tout hasard à des personnes en cours de formation ou qui y ont fini leurs études.
Recommanderiez-vous la FPU, malgré son coût ? Ou vaut-il mieux passer par un master en 2 ans ?
Bénéficie-t-on de conseils et/ou de contacts pour entrer sur le marché du travail une fois le diplôme en poche ?
Est-il possible de concilier cette formation avec un job à temps partiel en parallèle ?
Mes langues seraient français en A et russe, allemand et/ou anglais en C. J'ai aussi le polonais et le letton, mais je doute que ce soit enseigné et qu'il y ait de réels besoins sur le marché.
Merci d'avance à celui ou celle qui me renseignera.
C.
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby guillaumimoso » Sun Aug 21, 2011 8:32 am

Bonjour C.

Je me permets de te répondre (quoique tardivement), car j'ai moi-même fait la FPU l'an passé. Pour faire court, c'est le même cursus que le M2 normal de Marie Haps (ils te feront un rattrapage sur les techniques de consécutive abordées lors la première année, mais rien de très poussé, donc tout à fait faisable). Cette formation ressemble, par sa densité et son contenu, aux formations britanniques, qui durent elles aussi un an. Il faut donc se préparer à beaucoup travailler et à avoir le déclic de la simultanée assez rapidement, car une année, ça passe vite.
Concernant ta combinaison linguistique, je crois qu'il faut que tu fasses un choix. Fr, En, Ru => ONU. Fr, En, Ge, Pl => super pour l'UE. Si en plus tu as le letton, alors là, c'est royal. Mais attention, uniquement si tu as atteint un niveau professionnel dans ces langues. Si ce n'est pas encore le cas, garde-les quand même sous le coude pour plus tard, mais tu ne pourras pas combiner formation à l'interprétation et perfectionnement linguistique d'autres langues, les journées n'ont que 24 h...
Donc à toi de voir. De ce que j'en entends, la section Russe de MH est assez réputée. La responsable du département Interprétation y enseigne, d'ailleurs. La section Allemand est assez bonne aussi, mais pour le polonais, tu ne pourras pas le présenter dans ta combinaison. En clair, tu pourrais faire Fr, En, Ru ou Fr, En, Ge. Si ton niveau de polonais est suffisant, je te conseillerais plutôt d'aller voir du côté de l'ESIT et peut-être l'ISIT. Là-bas, tu pourras avoir un triple C. MH, c'est ABC ou ACC.

J'espère t'avoir aidé avec ce petit message,
Bon courage !
Guillaume
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Re: Marie Haps : l'examen

Postby Irisée » Sun Aug 21, 2011 1:57 pm

Il me semble qu'on ne peut pas avoir ABC à MH...
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